Une tour qui transforme l’air en eau potable.

Cette structure simple de collecte d’eau inventée par Arturo Vittori, un architecte italien, a vu le jour au sud de l’Éthiopie, à Dorzé. Cette tour de bambou capture l’humidité de l’air et apporte une eau consommable pour des populations rurales éloignées de sources potables. Alors que plus du tiers de l’humanité consomme quotidiennement une eau dangereuse, cette tour peut préserver de nombreuses communautés rurales des maladies de pollution de l’eau.

 

D’après un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé paru en 2013, ce ne sont pas moins de 2,4 milliards de personnes qui seraient privées d’eau potable saine et 1,8 milliard de personnes consommeraient une eau dangereuse pour leur santé. En Éthiopie, seule 34 % de la population rurale aurait accès à l’eau potable.

Arturo Vittori était choqué quand il a vu comment les femmes et leurs enfants parcourir des kilomètres à pied pour puiser de l’eau dans des sources insalubres qu’ils partagent avec les animaux. Il s’est donc lancé à la recherche de moyens pour recueillir l’eau potable. Ce projet de la tour Warka

Le nom « Warka » signifie un arbre gigantesque dans l’ombre duquel se rassemblent les communautés. La Warka Tour est représentée en forme de vase de 9 mètres de haut, mais ne pèse que 60 kilos. Les tiges de bambou encordées les unes aux autres permettent de récupérer les gouttes de pluie, tandis que durant les périodes de sécheresse, les particules d’eau de la condensation de l’air glissent le long des cordages à l’intérieur de la structure. Le phénomène est similaire à la rosée du matin. Les gouttes ensuite se rassemblent et coulent dans un réservoir central.

L’architecte a estimé que la tour est capable d’extraire jusqu’à 100 litres par jour. Warka peut être construite localement en 4 jours par 4-6 personnes. C’est une révolution pour certaines populations rurales.

Suite à cette première réussite, d’autres modèles ont déjà été installés au Liban et en Italie. Preuve, s’il en était, de l’ingéniosité du système, l’invention a récemment remporté le prix mondial du design à « impact » environnemental 2015-2016 (World Design Impact Prize). À ce jour, le groupe Warka Water tente de récolter des dons pour étendre leur solution sur le terrain en Éthiopie et ailleurs.

SourceCitizenpost.fr ; Afrique.lepoint.fr

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